Utérus : Symptômes

Physiologie 

L’utérus, et précisément la muqueuse utérine, subit des transformations cycliques, sous l’influence d’hormones fabriquées par l’ovaire, pendant le cycle menstruel.

Ce dernier se caractérise par un écoulement de sang incoagulable, accompagné de cellules recouvrant l’intérieur de l’utérus (endomètre), survenant chez la femme pendant la période génitale (de la puberté à la ménopause), à la fin du cycle menstruel. Les menstruations sont absentes pendant la grossesse et l’allaitement. Le cycle menstruel, qui porte également le nom de règles, est une période caractérisée, par des modifications physiologiques (hormonales et anatomiques) de l’appareil génital de la femme. Il se reproduit par durée de 28 jours (variable selon les femmes de 21 à 45 jours). Les règles commencent à la puberté (généralement entre 13 et 15 ans). Elles sont souvent irrégulières au début, puis se stabilisent. La quantité de sang émis est faible les premiers jours, puis varie ensuite de 20 à 70 ml. La durée du saignement varie d’un sujet à l’autre, pouvant aller de 2 à 8 jours, voire .

Pendant la grossesse, l’œuf fécondé va s’implanter dans la muqueuse utérine, suivi du développement du placenta. Ce phénomène s’accompagne d’un épaississement du myomètre (tunique musculaire lisse de l’utérus). Pendant cette période, qui correspond à la grossesse, les fibres utérines vont se distendre énormément, permettant le développement de l’embryon tout d’abord (pendant les trois premiers mois), puis du fœtus pendant les six mois suivants. A l’accouchement, le myomètre va se contracter pour permettre l’expulsion du fœtus. Après la délivrance, l’utérus retrouve son volume normal (pour cela il lui faut environ 2 mois).

Physiopathologie 

Les malformations de l’utérus sont quelquefois associées à des malformations rénales, qu’il faut savoir rechercher parallèlement. Elles sont d’origine embryonnaire, et sont dues à un défaut de développement lors de l’organogenèse (formation des organes pendant l’embryogenèse, c'est-à-dire les trois premiers mois). Elles sont le souvent découvertes à l’occasion de dysménorrhées (troubles des règles), ou de problèmes de fécondité, quelquefois après les avortements spontanés, ou à répétition, ou à la suite d’accouchements prématurés.

Ce sont (liste non exhaustive) :

  • L’utérus partiellement ou totalement cloisonné, se caractérisant par la division de la cavité utérine par une cloison. Cette anomalie est une des courantes, parmi les malformations utérines, et fait le souvent suite à un cloisonnement du vagin.
  • L’hypoplasie utérine (utérus de petite taille).
  • L’aplasie utérine (absence ou moins complète d’utérus) à l’origine d’une aménorrhée (absence de règles), et d’une stérilité définitive.
  • L’hémi-utérus (moitié d’utérus).
  • L’utérus bicorne (présence de 1 ou 2 cols) n’empêchant pas le déroulement d’une grossesse normale sous surveillance.

La mise en évidence de ces malformations se fait grâce à l’hystérographie ou à la cœlioscopie. Leur traitement nécessite le souvent une intervention chirurgicale (décloisonnement). Les malpositions de l’utérus, qui correspondent à une position anormale de l’organe, sont fréquentes que les malformations proprement dites. On distingue :

  • Les antéversions, qui sont une accentuation de la position habituelle de l’utérus (inclinée vers l’avant).
  • Les latérodéviations, qui se caractérisent par une inclinaison de l’utérus vers la droite ou vers la gauche. Ces malpositions sont rares. et n’entraînent habituellement pas de problème particulier.
  • Les rétrodéviations sont fréquentes. puisqu’elles touchent environ une femme sur quatre ou cinq.

On distingue les rétroversions qui correspondent à l’inclinaison du corps de l’utérus vers l’arrière, et les rétroflexions qui font suite à l’inclinaison du corps utérin entraînant le col avec lui. Ces malpositions, contrairement aux précédentes, sont susceptibles d’être à l’origine de dysménorrhées (douleurs apparaissant pendant les règles), ou de dyspareunies (douleurs lors des rapports sexuels). Quelquefois, les rétrodéviations sont à l’origine de problèmes de dysurie (troubles de la miction).

L’hystéroptose correspond au glissement de l’utérus dans le vagin. Cette pathologie est due au relâchement des moyens de fixation de l’organe lui-même. Généralement, l’hystéroptose est due à des accouchements difficiles. Elle entre dans le cadre du prolapsus (sortie) dans la cavité du vagin des organes du petit bassin (utérus, rectum et vessie).

Les malpositions de l’utérus nécessitent un recours à la chirurgie, quand il existe un tableau douloureux. L’intervention chirurgicale a pour but de redresser l’utérus, et d’améliorer les moyens de fixation, et de soutien, que sont les ligaments et le péritoine.

Les pathologies susceptibles de survenir au niveau de cet organe sont :

  • Les tumeurs de l’utérus, bénignes ou malignes (cancer).
  • Les fibromes de l’utérus, et les polypes utérins font partie des tumeurs bénignes de l’utérus.
  • Ce sont les ménorragies (saignements anormalement abondants survenant pendant les règles) ou les métrorragies (saignements parfois minimes apparaissant en dehors des règles et quelquefois après la ménopause) qui permettent de mettre en évidence cette pathologie.
  • Le gonocoque.
  • Le trichomonas.
  • Le papillomavirus.
  • Le chlamydia.
  • L’herpès virus sont parfois à l’origine d’infections utérines susceptibles de toucher également le col (cervicites). Ils sont quelquefois susceptibles de gagner les trompes de Fallope et d’être à l’origine d’une salpingite. Ces germes sont le souvent transmis par voie sexuelle.

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